Restaurant Ko Iki, un miracle venu du Japon à La Baule

C’est parfois lorsque l’on s’y attend le moins que l’on fait les plus belles découvertes. C’est exactement ce qui s’est passé ce soir d’avril 2019 lorsque j’ai décidé de fouler le seuil de Ko Iki à La Baule.

Situé avenue Lajarrige à quelques centaines de mètres de la mer, Ko Iki est sorti de terre le 1er avril.

Aussi sobre à l’extérieur qu’à l’intérieur, il est facile de passer à côté de Ko Iki sans même le voir. Et pourtant. L’annonce de l’ouverture d’un restaurant japonais sur la côte avec un chef nippon aux commandes est un petit événement.

Peut-être la seule marque « d’extravagance » du restaurant

Premières arrivées, nous sommes accueillies avec discrétion et élégance par le serveur en poste ce soir-là.

Je remarque bien vite la présence d’une mini boutique au sein même du restaurant avec des objets artisanaux en provenance directe du Japon : hakamas, furoshikis, papeterie et arts de la table. Un plaisir pour les yeux bien évidemment.

produits japonais à la baule

Je me saisis de la jolie carte présente sur la table et découvre les deux menus dîners à 23€ :

  • Sakana teishoku : poisson du jour servi avec trois accompagnements, un bol de riz et une soupe
  • Niku teishoku : viande du jour servie avec…enfin vous avez compris.

Si vous souhaitez panacher un peu votre repas, direction les propositions individuelles telles que :

  • Karaage : poulet frit au yuzu (7€),
  • Daikon nimono : mijoté de radis blanc et porc (7€),
  • Tamagoyaki : omelette sucrée/salée à l’algue nori (6€),
  • 8 Sashimis (9€)

Plus qu’intriguée par l’originalité des plats proposés, je pars sur le teishoku sakana. Le teishoku est un menu traditionnel composé de plusieurs plats (en général trois plus un bol de soupe, des légumes marinés et du riz) posés sur un plateau.

Note : un grand merci au serveur pour ses explications précises. 😀

Mais impossible d’entamer les hostilités sans gyozas (8€ les six pièces) et un verre de yuzushu (7€ le verre), liqueur de yuzu dont je n’avais jamais entendu parler jusqu’alors.

gyozas ou raviolis japonais à la baule

Rien qu’au visuel, nous avons déjà l’assurance de la fraîcheur de ces raviolis.

La première bouchée confirme cette impression avec une pâte ferme et légèrement croustillante et une viande de porc et de bœuf ainsi que des légumes faisant la part belle aux saveurs. Je pourrais en faire mon repas.

Servi au choix on the rocks ou en limonade, le yuzushu me réveille le palais par son acidité et son amertume.

Place maintenant à notre fameux plateau. Et je reconnais être très agréablement surprise par ce qui m’est présenté :

Saumon légèrement frit mariné vinaigre de riz bouillon bonite

Le poisson du jour sera donc du saumon légèrement frit, mariné dans du vinaigre de riz et accompagné d’un bouillon de bonite.

repas teishoku à la baule

Le plateau, quant à lui, contient du thon mariné et une mousse avocat/wasabi, du bœuf façon pot-au-feu et petits légumes, des épinards vinaigrés au sésame, un bol de riz et une soupe miso.

Fidèle à la tradition japonaise, ce teishoku se dévore d’abord avec les yeux. Le plateau offre un jeu de couleurs et de textures ultra appétissant.

Au bout des baguettes, le goût est résolument là. La cuisson du saumon est irréprochable et la panure légère. Le bouillon ainsi que les petits légumes (poivrons, oignons, carottes) font se rencontrer les saveurs acidulées et iodées.

Le thon mariné et l’avocado wasabi assurent la partie très gourmande de ce repas (mon coup de cœur).

Le bœuf (caution protéinée) et les petits oignons du pot-au-feu rappellent volontiers un autre classique de la cuisine japonaise : le gyudon.

Les épinards vinaigrés remplissent parfaitement leur rôle de plat de transition et de « remise à zéro » du palais.

Ce teishoku est donc parfait si vous souhaitez voir plus loin que les traditionnels sushis (souvent malmenés dans l’Hexagone) ou ramens.

Terminons sur une note quasi kawai avec un taiyaki, gaufre en forme de poisson fourrée à l’anko, une pâte de haricot rouge très populaire au Japon (5€).

taiyaki à la baule

Réalisé minute, l’adorable poisson me transporte directement au nippon. La combinaison avec le matcha préparé au fouet (4,50) est idéale si vous appréciez l’amertume et le végétal du thé vert associés à la douceur sucrée de l’anko.

Je ne peux conclure sans mentionner le saké qui a été servi à mon accompagnatrice ce soir-là.

sake servi dans un mazu à la baule

Le cube que vous voyez est un masu, un « verre » en bois de cèdre spécialement dédié à la dégustation du saké et originellement utilisé comme outil de mesure pour le riz. Quand je vous dis que Ko Iki ne fait pas les choses à moitié !

Pour Ko Iki, c’est donc mille fois oui. Qu’il s’agisse de la cuisine, de la qualité du service ou des efforts fournis pour montrer une facette différente de la gastronomie nippone, tous les chemins mènent à présent avenue Lajarrige.

Vous avez un plus petit budget ? Aucun problème ! Les menus midi donburi, nouilles udon ou coques caramélisées à partir de 16€ devraient sûrement vous enchanter (mince, il va falloir y retourner pour vérifier…).

Dōmo arigatō Ko Iki!

Restaurant japonais KO IKI
21 Avenue Louis Lajarrige
44500 La Baule-Escoublac
Horaires : ouvert du lundi au samedi, de 12h à 14h30 et de 19h à 21h30
Téléphone : 02 40 91 94 23

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