Le Garet, pour les amoureux du bouchon lyonnais (2/3)

Cet article est le second d’un triptyque consacré à Lyon. Il suit ma critique de la coffeehouse GiLuna et précède celle de l’étoilé Takao Takano.

Difficile de concevoir une visite à Lyon sans un ou deux passages dans les célèbrissimes bouchons. Mais parmi le pléthorique choix qu’offre la ville, il n’est pas toujours évident de s’y retrouver. Heureusement, quelques adresses de renom permettent au visiteur organisé de profiter du meilleur de la cuisine lyonnaise sans y laisser trop d’euros. Je dis organisé car il sera bien évidemment nécessaire de réserver parfois plusieurs semaines à l’avance. C’est le cas notamment au Garet, sis rue du même nom, bouchon plein à craquer sur ses deux étages.

Mais pas question de transiger sur le confort. Bien que sur-sollicité, le Garet met un point d’honneur à ne proposer qu’un seul service. La garantie d’une dégustation sans se presser. Si le restaurant propose une carte de grands classiques lyonnais (entre 9 et 11€ pour une entrée et 14 et 22€ pour un plat), on ne résiste pas à l’appel du menu Gnafron : entrée/plat/fromage/dessert à 26 petits euros.

A ce prix, notre menu est bien évidemment composé de choix très resserrés :

  • Salade du marché, saucisson chaud ou salade de cochonnailles en entrée,
  • Tablier de sapeur, andouillette au vin blanc ou quenelle de brochet en plat,
  • Cervelle de canut, fromage blanc ou demi Saint-Marcellin en fromage,
  • Crème caramel maison ou sorbet vigneron en dessert.

Notez que quelques propositions du jour sont également indiquées et peuvent être incluses dans le menu. C’est le cas de ce magnifique pâté en croûte de cochon ardéchois :

specialite lyonnaise de cochonaille

Celles et ceux qui me connaissent savent que le pâté en croûte fait partie de mes vices, au même titre que la mayonnaise. Je ne m’épancherai donc pas sur ce superbe pâté, aussi bon dedans que dehors. Sa seule vue me donne des vertiges.

Ayant précédemment fait l’expérience de quenelles de brochet écœurantes, j’étais bien décidée à me faire un avis définitif sur cette spécialité locale. Le Garet allait justement m’y aider avec une assiette copieusement servie accompagnée d’épinards à la crème :

specialité lyonnaise dans un bouchon

quenelle de brochet et epinards

Vous ne raffolez pas des épinards ? C’est bien dommage car ils permettent de passer cette épreuve de la quenelle avec plus de légèreté. Toutefois, si notre boulette lyonnaise en impose, elle n’en demeure pas moins moelleuse et très digeste et je me surprends à terminer mon plat comme je l’avais commencé : avec un certain ravissement. Le Garet aura donc réussi à me faire changer d’avis sur ce classique que les bistrots traitent parfois avec peu de respect.

Je poursuis avec le demi Saint-Marcellin qui, je le reconnais, n’était pas à mon goût car trop puissant (comprenez qu’il piquait sérieusement).

fromage de rhone alpes

Qu’à cela ne tienne, je compte sur la coupe vigneronne pour terminer ce repas sur une note réjouissante. Je n’ai pas de photo à vous proposer mais ce dessert est simplissime : un sorbet cassis arrosé de marc de Bourgogne selon les goûts. Simple oui mais terriblement efficace (voire salutaire) quand on cumule grattons (je vous laisse voir de quoi il s’agit), pâté en croûte, quenelle et fromage.

La garantie de sortir de table avec l’estomac en un seul morceau.

elsa gif

C’est avec beaucoup d’enthousiasme que je vous recommande donc le Garet, bouchon de l’assiette à la décoration. Je tiens à saluer aussi notre serveur ce soir-là dont la bonne humeur et le dynamisme n’avaient d’égal que le soyeux de la barbe (il se reconnaîtra sans mal).

Pour le Garet, c’est un grand OUI.

Bouchon lyonnais Le Garet
7 Rue du Garet
69001 Lyon
Tél : 04 78 28 16 94

 

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