L’Auberge du Roi Gradlon : Arago ma Bro, Paris 13

Les crêperies c’est bien joli mais il n’y a pas que cela dans la vie. En effet, si la cuisine bretonne rayonne grâce à ses galettes de sarrasin et ses crêpes au froment (rappel : les crêpes salées n’existent PAS en Bretagne, merci), notre Breizh nationale a pourtant davantage à offrir. Et c’est justement ce que l’Auberge du Roi Gradlon se propose de nous faire découvrir.

Située boulevard Arago dans le 13ème arrondissement (oui oui), l’Auberge se positionne comme le porte-étendard de la gastronomie bretonne à Paris (la concurrence n’est pas bien rude me direz-vous). Le chef se plait à y sublimer les produits locaux tels que les langoustines, l’artichaut, la volaille fermière ou encore la fraise.

A notre arrivée, la maîtresse de maison nous propose de nous installer soit au rez-de-chaussée pourvu de deux tables seulement ou bien au sous-sol. Si l’idée de dîner sous terre et surtout dans une salle sans fenêtre ne me réjouit pas au premier abord, mon opinion change du tout au tout à peine arrivée dans ladite salle. Avec ses poutres, ses pierres apparentes et sa cuisine ouverte à quelques mètres de ma table, je me régale déjà. Le Chef, très souriant et accessible, nous salue alors que nous nous installons.

restaurant de gastronomie bretonne à paris 13 Continuer la lecture

Yanasé, une lueur d’espoir nippone à Paris 15

Les amateurs de cuisine japonaise savent combien il est difficile de trouver son bonheur malgré le choix apparemment pléthorique offert par la capitale. Malheureusement, toutes les enseignes ne se valent pas. Les contrefaçons sont nombreuses, presque autant que les ersatz. Alors quand on me propose de tester un énième restaurant japonais qui fait « de la vraie cuisine du Japon », je dubite un peu forcément.

Je passe la porte dudit Yanasé et découvre un lieu aux lignes et aux couleurs familières. L’endroit est résolument épuré. Le bois règne en maître. Les tables sont organisées autour d’un plan central réservé à la préparation des sushis, sashimis et autres makis. Le cœur se serre et l’esprit se prend de nostalgie. Pas de doute, nous sommes sur la bonne voie mais ne crions pas victoire trop vite. 

restaurant japonais traditionnel Yanasé

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Bong, midi calme à Volontaires, Paris 15

Après le japonais Yanasé et le chinois Au Petit Grain de Sel, il était de rigueur d’honorer la cuisine du Pays du Matin Calme. Dès lors, quoi de mieux que de faire un saut dans le XVème arrondissement, temple de la gastronomie coréenne à Paris (ce n’est pas le charmant Arbre de Sel qui me contredira). Direction la rue Blomet à quelques centaines de mètres du métro Volontaires.

Affublé de près d’une dizaine de macarons Le Petit Futé, Bong suit les codes des restaurants coréens traditionnels de la capitale avec ses tables en bois et ses poutres apparentes. La présence de coréens (et probablement de chinois) ainsi que les effluves qui se dégagent des barbecues sont d’entrée de jeu rassurants.

cuisine coréenne à paris métro volontaires Continuer la lecture

Au Petit Grain de Sel, la street food chinoise à l’honneur, Paris 14

Vous avez déjà dû le constater, j’aime les bons plans surtout quand ils sortent de l’ordinaire. Notre bon plan du jour ira donc puiser dans les fondements de la cuisine de rue chinoise, j’ai nommé les Baozi.

Bao quoi ?

Les baozi sont de petites brioches cuites à la vapeur et généralement fourrées à la viande et/ou aux légumes que l’on peut se procurer à toute heure de la journée dans les rues de l’Empire du Milieu.

Déjà commercialisé chez de nombreux traiteurs et épiceries asiatiques de l’Hexagone, le baozi a désormais son adresse de référence dans la capitale au Petit Grain de Sel. Situé rue du Maine dans le XIVème arrondissement à quelques pas du métro Mouton-Duvernet, le restaurant s’est spécialisé dans la cuisine de rue chinoise et plus particulièrement dans les baozi de la ville de Tianjin, très réputés dans le pays.

restaurant chinois spécialisé dans les baozi à paris 14 Continuer la lecture

Trama, le café réhabilité à Paris 6

Les parisiens savent combien il est risqué de casser la croûte au café ou même à la brasserie du coin. Le temps du tartare de bœuf à la fois roboratif et de première fraîcheur semble loin dernière nous. Viande de moindre qualité, tarifs souvent fantaisistes et service sommaire nous font naturellement choisir de nouvelles voies comme celle du burger français ou de la pizza à la coupe.

Mais le tradi fait parfois de la résistance comme le prouve le Café Trama logé dans la très sympathique et commerçante rue du Cherche-Midi. Fraîchement sorti de terre et définitivement hipster, Trama n’en demeure pas moins plein de louables attentions.

L’objectif de nos hôtes est clair, rappeler à notre bon souvenir ce que doit être la véritable cuisine de café/bistrot parisienne… avec un soupçon d’Italie dedans (il faut bien se démarquer un peu tout de même).

Les grands affamés contempleront la carte des entrées non sans émotion avec les rillettes du « cuisinier paysan » Patrick Duler, la boîte de Sardines en provenance directe du Portugal ou encore le jambon ibérique Bellota. Le produit sacrebleu !

Je choisis de passer directement au plat de résistance et ne peux résister à l’appel d’un classique dont j’avais entendu le plus grand bien par ici : le croque-monsieur au sel de truffe (15 euros).

croque monsieur comté jambon pain poujauran sel de truffe Continuer la lecture